Disparition : Aidez-nous à retrouver le Gypaète barbu Eglazine

Le Gypaète barbu est l’un des voyageurs solitaires les plus aventureux jamais vus.
Née en captivité et lâchée en 2020 dans le Massif central français, Eglazine est devenue célèbre pour avoir passé ses étés à errer entre les Pays-Bas et le Nord de l’Allemagne.

Malheureusement, nous avons reçu des données inquiétantes de la balise GPS d’Eglazine en mai 2023.
Malgré plusieurs recherches menées sur place (en Normandie, France), nous n’avons pu la retrouver, ni sa balise. Son sort reste inconnu. Nous espérons qu’Eglazine va bien et qu’elle a seulement échappé à la surveillance de notre réseau. Nous recherchons d’urgence des observations potentielles d’elle.

Nous lançons un appel à tous les amoureux des vautours, photographes et observateurs, qui ont récemment rencontré un Gypaète barbu semblable à Eglazine, de bien vouloir nous transmettre cette information.

Nous recherchons en particulier des photos d’observations récentes en France, en Belgique, aux Pays-Bas ou en Allemagne (territoires qu’elle a largement exploré au cours des deux dernières années). Vous trouverez ci-dessous la dernière photo d’Eglazine, prise en mars 2023.

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Entre-temps, Eglazine a certainement remplacé quelques plumes, mais nous pouvons toujours l’identifier à partir de photos.

Caractéristiques principales
Âge : 4e année civile
Bagues en PVC : code ET, couleur argent
Caractéristiques du plumage : Eglazine est déjà entrée dans sa phase sub-adulte et présente un plumage de transition. Sa tête est encore noire, mais elle commence à s’éclaircir et quelques plumes blanches peuvent être apparues. Le plumage du corps est gris-brun. En mars de cette année, Eglazine avait encore trois plumes décolorées, mais il se peut que certaines aient déjà été remplacées.

Merci d’envoyer vos observations et vos photos à :
eglazine@4vultures.org

À propos d’Eglazine

Eglazine est née dans le Parco Natura Viva en mars 2020 au sein du Réseau de reproduction en captivité du Gypaète barbu, coordonné par la Vulture Conservation Foundation (VCF) au nom de l’EEP de l’EAZA. Environ trois mois après l’éclosion, le projet LIFE GypConnect (2015-2022) a accueilli la femelle vautour. L’équipe du site technique des Grands Causses de la LPO France lui a posé des bagues d’identification ainsi qu’un émetteur GPS pour assurer son suivi.
Ils ont procédé au lâcher d’Eglazine dans les Grands Causses par la méthode du hacking, en la plaçant dans un nid artificiel dans un habitat adapté.

Son premier long voyage a débuté en avril 2021 : Eglazine s’est aventurée aux Pays-Bas, volant à plus de 1800 km des Grands Causses. Après avoir passé l’été à errer entre les Pays-Bas et le nord-est de l’Allemagne, elle est revenue en France en octobre. En 2022, elle fait de même au printemps et s’envole vers le nord. Cependant, à l’automne, Eglazine est restée plus longtemps que prévu et a partiellement hiverné en Allemagne.

Enfin, en février 2023, Eglazine se rend dans le Massif central mais n’atteint pas les Grands Causses. En mars et début avril, elle explore le Haut Jura avant de revenir dans le Massif central où elle reste jusqu’à la fin du mois d’avril. Avec l’arrivée du mois de mai, Eglazine a repris son envol, cette fois-ci vers le nord de la France.

Il est possible qu’elle ait entamé son voyage annuel vers les Pays-Bas, en suivant l’itinéraire connu, qu’elle avait emprunté au cours des deux dernières saisons. Cependant, à un moment donné de son voyage, nous avons malheureusement perdu le signal de sa balise GPS, ce qui nous laisse dans l’incertitude quant à sa localisation. Les dernières observations connues de l’oiseau ont eu lieu en Normandie (dans le département de l’Orne) au début du mois de mai 2023.

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